Au-delà de l’image (II), Galerie Escougnou-Cetraro

Au-delà de l’image (II), Galerie Escougnou-Cetraro

En direct de l’exposition Au-delà de l’image (II), une exposition collective réunissant Rebecca Digne, Laura Gozlan, Emmanuel Le Cerf, Aurélie Pétrel & Vincent Roumagnac, Ludovic Sauvage et David de Tscharner, du 07 novembre au 19 décembre 2015, Galerie Escougnou-Cetraro, 7 rue Saint-Claude 75003 Paris.

Artistes : Rebecca Digne, née en 1982 à Marseille. Elle vit et travaille à Paris. Diplômée de l’École Nationale Supérieure des Beaux-Arts de Paris avec les félicitations du jury.
Laura Gozlan née en 1979 à Beauvais, vit et travaille à Paris. Résidente de la Cité internationale des arts Paris en 2015.
Emmanuel Le Cerf, né en 1984 au Havre, vit et travaille à Paris.
Aurélie Pétrel (Diplômée de l’ENSBA Lyon en 2006) & Vincent Roumagnac (né en 1973, vit et travaille à Helsinki (Finlande) mènent depuis 2012 une recherche collaborative en duo.
Ludovic Sauvage, né en 1985 à Aix en Provence. Diplômé de la villa Arson (Nice) et des Beaux-Arts de Valence.
David de Tscharner né en 1979 à Lausanne, en Suisse, vit et travaille entre Paris et Bruxelles a étudié à la HEAD à Genève et à la Cambre à Bruxelles où il enseigne actuellement. Résident de la Cité internationale des arts en 2015.

Commissariat d’exposition : Valeria et Edouard Escougnou-Cetraro

L’exposition Au-delà de l’image (II) porte en son titre même le questionnement du statut de l’image. Ce deuxième volet poursuit une exploration sur la photographie commencé en 2014 (1). En se dégageant ou en surexploitant les caractéristiques qui la définissent, l’image devient désormais le support et le prétexte d’un dépassement permanent qui fait d’elle, tout autant qu’un pigment en peinture, un matériau capable de produire des hybridations fantasmatiques.
Les nouvelles technologies de manipulation numérique permettent à l’image d’être retravaillée à l’infini mais aussi de s’intégrer dans d’autres médiums. Toutefois la révolution de l’image n’est pas que technologique ou matérielle, elle touche son fondement qui est la représentation. La distance entre le modèle et la représentation, source de la définition de l’image, imago en latin, peut être tout autant rapprochée que distandue mais surtout malmenée jusqu’à la rupture.

 

Ludovic Sauvage, Deux déserts, 2013-2015. Installation vidéo. 26’30. Édition de 3 (dont une avec coffret partitions) + 1EA. Courtesy of the artist and Galerie Escougnou-Cetraro
Ludovic Sauvage, Deux déserts, 2013-2015. Installation vidéo. 26’30.
Édition de 3 (dont une avec coffret partitions) + 1EA. Courtesy of the artist and Galerie Escougnou-Cetraro

Le dépassement, cet au-delà recherché n’est pas que plastique. Il est poétique, il suggère et transcende. Il touche aussi à la question de la perception. C’est dans cette discontinuité, dans la perte de repères, que l’on recherche désormais dans l’image une puissance émotionnelle décuplée, une part toujours plus intime.

L’approche de l’image par Ludovic Sauvage est à la fois matérielle et mentale. Avec I escape real good nous avons à peine le temps de saisir le motif de l’oiseau que déjà celui-ci s’échappe du cadre. Cette fugacité est celle de la perception. L’image est volatile. Elle marque un moment. Celui du basculement dans le film Deux Déserts entre deux temps issus d’une même image qui se superposent. Un film construit sur un mouvement cyclique d’une minute dont le rythme hypnotique nous saisit dans la durée.

“Au-delà de l’image”, vue d'exposition, Galerie Escougnou-Cetraro, Paris David de Tscharner, Study #7, 2014 Courtesy of the artist and Galerie Escougnou-Cetraro
“Au-delà de l’image”, vue d’exposition, Galerie Escougnou-Cetraro, Paris David de Tscharner, Study #7, 2014
Courtesy of the artist and Galerie Escougnou-Cetraro

De retour une dernière fois dans sa maison natale, David de Tscharner prend en photo les lieux et intègre les tirages dans des sculptures comparables à des constructions. Study est un travail de mémoire fait de bois, de pierre, de morceaux de plastique fondus. Travaillant sur une plaque de plexiglas tournée, dans la série Planches, l’artiste élabore ses images avec du sable et de la peinture avec l’impossibilité de voir l’image se construire au fur et à mesure. En grattant certaines parties, il donne de manière énigmatique du volume sous la paroi transparente de plexiglas.

Rebecca Digne, Épure, 2015. Installation Vidéo. Film HD/ 2mn30/ Couleur/ Sonore Œuvre produite avec le soutien de la Fondation Nationale des Arts Graphiques et Plastiques (FNAGP) Édition de 3 + 2 EA. Courtesy of the artist and Galerie Escougnou-Cetraro
Rebecca Digne, Épure, 2015.
Installation Vidéo.
Film HD/ 2mn30/ Couleur/ Sonore
Œuvre produite avec le soutien de la Fondation Nationale des Arts Graphiques et Plastiques (FNAGP) Édition de 3 + 2 EA.
Courtesy of the artist and Galerie Escougnou-Cetraro

Rebecca Digne s’intéresse dans sa vidéo Épure aux gestes de l’artisan qu’elle filme en les décontextualisant. Son dispositif permet de prendre appui sur un plan incliné pour regarder le dessin d’une constellation prendre forme sur le sol. S’ajoutent aux tracés rectilignes réalisés au cordeau, des signes obscurs pouvant tout aussi bien être techniques qu’ésotériques. En nous privant de repères, Rebecca Digne ouvre sur une infinité de récits possibles que relient l’utilisation des outils mathématiques et qui inscrivent l’homme dans l’univers.

Laura Gozlan, Skinny Dip Unsensory, 2015 Installation Vidéo. Vidéo 20’. Edition de 4 + 1EA Courtesy of the artist and Galerie Escougnou-Cetraro
Laura Gozlan, Skinny Dip Unsensory, 2015 Installation Vidéo. Vidéo 20’.
Edition de 4 + 1EA
Courtesy of the artist and Galerie Escougnou-Cetraro

L’installation Skinny Dip Unsensory de Laura Gozlan combine projections de films expérimentaux et cadres de cire dans lesquels sont inscrustés des écrans LCD. L’image comparable à l’écoulement continu d’un fluide vient se répandre sur les cadres et relier l’ensemble. Son installation questionne les modes de perception en faisant le parallèle entre celui des mammifères marins comme les dauphins, radars sonores qui viennent se répercuter sur des parois et l’envahissement des écrans dans la société contemporaine.

 

Emmanuel Le Cerf, Distiller, 2010. Bois, métal, composants électroniques, caméra, vidéoprojecteur et moniteur vidéo 400 x 80 x 50 cm. Unique. Courtesy of the artist and Galerie Escougnou-Cetraro
Emmanuel Le Cerf, Distiller, 2010.
Bois, métal, composants électroniques, caméra, vidéoprojecteur et moniteur vidéo 400 x 80 x 50 cm. Unique.
Courtesy of the artist and Galerie Escougnou-Cetraro

Emmanuel Le Cerf travaille sur l’élaboration même de l’image, de sa source à sa captation jusqu’à sa restitution. Il nous invite dans son installation Distiller à percer les secrets de sa fabrication. Capteurs optiques, caméra numérique, écran cathodique, il connecte les technologies, articule les différentes étapes de son évolution. Les vidéos qui donnent naissance aux points lumineux sont celles d’incendies. L’artiste revient d’une manière archétypale à ce qui permet de voir l’image qui est la lumière incandescente.

 

Pétrel I Roumagnac (duo), La réserve, 2015 Livre Édition de 8 Courtesy of the artist and Galerie Escougnou-Cetraro
Pétrel I Roumagnac (duo), La réserve, 2015
Livre
Édition de 8
Courtesy of the artist and Galerie Escougnou-Cetraro

Le duo Aurelie Pétrel et Vincent Roumagnac présente le dispositif Reset/Résidus. Un texte qui prend la forme d’une retranscription scénique des gestes de déplacement et de conservation des œuvres dans les réserves d’un FRAC. Une oeuvre qui évolue suivant un protocole de réactivation par une troupe de théâtre, ici par le collectif Exposer-Publier.

(1) Au-delà de l’image (volet 1), du 06 novembre 2014 au 3 janvier 2015, avec les œuvres de David De Beyter, Emmanuel Le Cerf, Jean-Baptiste Lenglet, Alexandre Maubert, Aurélie Petrel, Pia Rondé & Fabien Saleil.
http://escougnou-cetraro.fr/expositions/expositions-passees/au-dela-limage/

Pour en savoir plus :
escougnou-cetraro.fr

Visuels tous droits réservés artistes et galerie.

Visuel de couverture :
“Au-delà de l’image”, vue d’exposition, Galerie Escougnou-Cetraro, Paris; Ludovic Sauvage, Deux déserts, 2013-2015 ; Rebecca Digne, Épure, 2015. Œuvre produite avec le soutien de la Fondation Nationale des Arts Graphiques et Plastiques (FNAGP). Courtesy of the artists and Galerie Escougnou-Cetraro

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