Docks Art Fair 2015, Lyon

Docks Art Fair 2015, Lyon

En direct de Docks Art Fair 2015, foire internationale dédiée au solo show en parallèle de la biennale d’art contemporain de Lyon.

Exposition : Docks Art Fair, du 10 septembre au 4 octobre 2015,  sous la direction de Patricia Houg, 59 Quai Rambaud à Lyon, dans le bâtiment conçu par l’architecte Odile Decq mis à disposition par GL events, son principal partenaire

Artistes représentés : Michel de Broin, Felipe Barbosa, Thomas Christiani & Antoine Roux, Clara Cornu, Alan Goulbourne, Ellen Kooi, Harding Meyer, Radenko Milak, Marlène Mocquet, Franck Perrin, Andres Ramirez, David Rodriguez, Laurent Roux / Nicolas Momein, Simon Rulquin, Marcin Sobolev, Robert Suermondt, Guillaume Treppoz, Keke Vilabelda, VHILS, Tim White-Sobieski, Patrick Wokmeni.

Située dans le bâtiment dessiné par l’architecte Odile Decq, l’édition 2015 de la foire d’art contemporain Docks Art Fair 2015 offre aux visiteurs l’opportunité d’avoir un rapport privilégié avec les œuvres présentées. A la présentation en box fermés, la curatrice de l’exposition, Patricia Houg, a en effet préféré privilégier une disposition en L qui favorise la déambulation des visiteurs et ouvre l’espace sur l’extérieur. Une 5ème édition qui met l’accent sur la découverte de l’univers des artistes avec une sélection exclusivement composée de solo show, la présence active de médiateurs et une documentation fournie.

L’invitation du Jeune artiste Octave Rimbert Rivière diplômé de l’ENSBA témoigne de cette volonté d’ouverture sur la jeune création contemporaine que propose la foire. Présentée sur la mezzanine du bâtiment, l’installation À Bas L’austérité, un « bas-relief » composé d’une série d’empreintes de plans carrelés et de sculptures façonnées avec un artisan, joue sur la reproductibilité des surfaces planes que rehaussent quelques projections de peinture et la surprise que provoque le surgissement de formes verticales. Une force naturelle, une vitalité qui semble sourdre de la matière pétrifiée au caractère presque archéologique comme la série des fromages, les moulages d’une baguette de pain ou de fruits.

Cette faculté que possède une œuvre à se déployer dans l’espace est présente dans l’œuvre en aluminium Worth a shot d’Alan Goulbourne (galerie Virginie Louvet) qui, peinte à la bombe noire, semble toujours poursuivre son expansion à la manière d’un big bang par un jeu d’ombres. Cette idée de ne pouvoir contenir l’œuvre dans l’espace fermé de la toile résonne dans plusieurs propositions. Les Anthropométries de Michel de Broin (galerie Eva Mayer) dissocient 2 espaces, nous laissant le choix d’une échappée ou d’un enfermement et posent la question désormais cruciale de la circulation des personnes. C’est à la mèche de dynamite qui, se consumant, brûle la toile jusqu’à la traverser, que Simon Rulquin (galerie Xénon) fait apparaître des formes. Un explosif utilisé aussi par Vhils (galerie Magda Danysz) pour graver ses motifs sur les murs des villes et qui ouvre à l’art urbain de nouvelles potentialités. Dans ses peintures à l’huile, l’artiste Robert Suermondt (Projet Spécifique – Docks Art Fair) nous fait pénétrer et traverser de part en part ses compositions par un jeu de trompe-l’œil vertigineux.

Le dépassement passe par un changement d’état, joue sur la frontière, sur la perception. Ellen Kooi (galerie Les Filles du Calvaire) capte un instant suspendu dans une action qui semble se prolonger indéfiniment, détaché de toute matérialité. Thomas Cristani et Antoine Roux (galerie Un-Spaced) réactivent des gestes d’artistes comme Marina Abramović ou Carl André. Leur travail met en perspective photographies et sculptures.

Ce jeu de superposition se retrouve dans le travail de Andrés Ramirez (galerie Escougnou-Cetaro anciennement galerie See Studio). L’artiste réalise des impressions sur tissus ottomans qu’il présente sous des plaques de plexiglas peints. Radenko Milak (présenté par l’Agence à Paris et Duplex/100m2 avec le soutien de la Galerie Les Filles du Calvaire) juxtapose les images, interroge leur véracité à travers le souvenir. Certains motifs persistent d’œuvre en œuvre comme cette croix noire rappelant le Futurisme. Ses collages se mêlent au dessin au lavis, certaines images hantent sa mémoire. Tim White Sobieski (galerie Houg), par un travail à la palette graphique, incruste des portraits de sa propre famille dans des peintures de la Renaissance italienne. Un travail qui s’élabore à partir de détails tirés d’une même image qui, isolés, nourrissent le récit, exacerbent son aspect émotionnel et libèrent l’imagination.

 

Octave Rimbert Rivière jeune diplômé de l'ENSBA, Docks Art Fair 2015
Octave Rimbert Rivière jeune diplômé de l’ENSBA, Docks Art Fair 2015

Alan Goulborne représenté par galerie Virginie Louvet, Docks Art Fair 2015
Alan Goulborne représenté par galerie Virginie Louvet, Docks Art Fair 2015

Simon Rulquin présenté par galerie XENON, Docks Art Fair 2015
Simon Rulquin présenté par galerie XENON, Docks Art Fair 2015

Thomas Cristani et Antoine Roux, galerie Un-Spaced, Docks Art Fair 2015
Thomas Cristani et Antoine Roux, galerie Un-Spaced, Docks Art Fair 2015

 

Andrés Ramirez présenté par galerie Escougnou-Cetraro, Docks Art Fair 2015
Andrés Ramirez présenté par galerie Escougnou-Cetraro, Docks Art Fair 2015

Tim White-Sobieski, galerie Houg, Docks Art Fair 2015
Tim White-Sobieski, galerie Houg, Docks Art Fair 2015

Pour en savoir plus :
docksartfair.com

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