Maxime Duveau et Maxime Lamarche, Échos de garage et valse du décor, Galerie Houg Paris

Maxime Duveau et Maxime Lamarche, Échos de garage et valse du décor, Galerie Houg Paris

En direct de l’exposition Échos de garage et valse du décor, exposition de Maxime Duveau et Maxime Lamarche, du 04 décembre 2015 au 20 janvier 2016, Galerie Houg, 22 rue Saint-Claude 75003 Paris.

Artistes : Maxime Duveau, né en 1992. Vit et travaille à Paris. Diplômé de la Villa Arson avec félicitations du jury – DNSEP 2015.
Maxime Lamarche, né en 1988. Vit et travaille entre Lyon et Saint-Chamond. Diplômé ENSBA Lyon en 2012.

Que reste-t-il aujourd’hui du rêve américain ? La galerie Houg a invité deux artistes, Maxime Duveau et Maxime Lamarche à mettre en parallèle leur vision respective de l’Amérique à travers les thématiques de la traversée et de la mémoire. Échos de garage et valse du décor est une exposition où résonnent les symboles et mythes de l’Amérique dont la survivance à travers la mémoire commune est interrogée par le dessin ou par la sculpture, en prenant le parti d’en souligner la désuétude .

Pour plusieurs générations, l’Amérique a représenté l’espoir d’une liberté qui a commencé avec la conquête de l’ouest, puis qui s’est prolongée dans les années 60 au volant des Low riders le long de la Route 66 et plus encore au travers de la musique Rock. Le garage est par définition un lieu de stockage et de conservation.  Avec Échos de garage et valse du décor, les deux artistes procèdent à une forme de « dépoussiérage » qui réactive le contenu et le potentiel évocatoire de certains objets, affiches et symboles.

Maxime Duveau, Sunset Bar, 190x270cm, Fusain, tampons et transfert sur papier, 2015, Courtesy Galerie Houg Paris
Maxime Duveau, Sunset Bar, 190x270cm, Fusain, tampons et transfert sur papier, 2015, Courtesy Galerie Houg Paris

Les fusains de Maxime Duveau nous mettent face à une réalité presque grandeur nature. L’artiste construit par le dessin une représentation de cette idée de l’Amérique, associant affiche de concert et architecture caractéristique de la côte ouest. Vide de tout habitant, Sunset Bar est la transposition sur le papier d’une image mémorielle, dont les projections de poudre de fusain accentue l’aspect vieillissant. Ces marques d’un temps révolu se retrouvent dans le traitement même que fait subir Maxime Duveau au papier, par un effet de grattage, de pliage ainsi que par l’utilisation d’un tampon.

Maxime Lamarche, Les Méduses (premier plan), silicone et colorant, moulage, dimensions variables, Accident de surface, Fibre de verre, résine polyester, 2015, Courtesy Galerie Houg Paris
Maxime Lamarche, Les Méduses (premier plan), silicone et colorant, moulage, dimensions variables, Accident de surface (au second plan), Fibre de verre, résine polyester, 2015, Courtesy Galerie Houg Paris

Avec la série Accident de surface, des répliques de capots de Chevrolet 64 en fibre de verre et résine, Maxime Lamarche fait référence à un âge d’or de l’industrie automobile américaine. Au capot lisse, celui du vernis pailleté, il incruste des motifs qui sont tout autant l’évocation des reliefs de la route traversant les États-Unis, qu’une déformation, des accidents. En formant des paysages, celui des Rocheuses, ces excroissances font éclater le vernis et avec lui un peu de nos illusions. L’artiste crée des hybridations où son souci écologique se mêle à ce grand rêve industriel de l’Amérique. Les Méduses, deux moulages en silicone de bouées de secours dégonflées et aux couleurs bubble gum, rappellent de façon ironique que toute tentative de sauvetage est désormais vaine.

Pour en savoir plus :

galeriehoug.com

maxime-duveau.tumblr.com

maxime-lamarche.com

diplomes2015.villa-arson.org

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