[EN DIRECT] Sessions – Expositions collectives – Backslash

[EN DIRECT] Sessions – Expositions collectives – Backslash

En direct de Sessions, cycle de 4 expositions collectives réunissant 18 galeries du 09 juin au 20 juillet 2016 sur l’initiative de la galerie Backslash 29 rue Notre-Dame de Nazareth 75003 Paris.

Galeries : Backslash, Galerie Anne-Sarah Bénichou, Galerie Thomas Bernard, Christian Berst Art Brut, Galerie Derouillon, Editions Dilecta, Galerie Escougnou-Cetraro, Galerie Bertrand Grimont, Galerie Houg, Galerie Maubert, MDM Gallery, Galerie Alberta Pane, Galerie Paris-Beijing, Galerie Jérôme Pauchant, Galerie De Roussan, Galerie Sator, Galerie Marine Veilleux, Galerie White Project.

Expositions :
SESSION #1 – INSTANTANÉS Du 2 au 8 juin
SESSION #2 – VOLUMES Du 9 au 18 juin
SESSION #3 – PLANÉITÉ – Du 7 au 13 juillet
SESSION #4 – MOUVEMENT – Du 14 au 20 juillet

 

Conscientes des mutations profondes que le marché de l’art connaît aujourd’hui, Séverine de Volkovitch et Delphine Guillaud co-directrices de la galerie Backslash ont choisi de fédérer dix-huit galeries parisiennes d’art contemporain autour d’un événement commun intitulé « SESSIONS » dans l’espace de leur galerie située dans le Haut-Marais. L’occasion pour chaque galerie participante de mettre en avant son travail et son engagement auprès de la création contemporaine. L’exposition se décline en quatre volets d’une semaine chacun intitulés « instantanés », « volumes », « planéité » et « mouvement ».

Ce rassemblement constitue un geste fort de la part de ces galeristes qui ont à cœur de montrer leurs savoir-faire mais aussi que leur existence, malgré leurs efforts et leurs investissements au quotidien, peut être menacée. Les petites et moyennes galeries sont contraintes à tirer leur épingle du jeu dans un marché piloté par les plus grands. Les galeries internationales, de pair avec de grands collectionneurs, dictent les tendances du marché. Au sein de cet écosystème sensible aux jeux d’influences, elles constituent des acteurs économiques incontournables en terme de régulation. Les grandes galeries d’art « contribuent [ainsi] à la définition et à la hiérarchisation des valeurs artistiques et des réputations des artistes » (1).

Quelle que soit leur dimension, les galeries doivent pourtant composer avec les mesures prises au niveau de l’État et dont les actions sont imprégnées d’une méfiance historique et durable envers les initiatives privées dans le domaine de la culture. Un dialogue qui fait défaut entre les deux entités, mais pas entre les galeries : celui-ci est placé au cœur du propos de cette série d’expositions au même titre que la collaboration. Cet ensemble de galeries d’art fait ainsi preuve d’une initiative qu’il faut saluer en ce qu’elle vient remettre à l’honneur la force de leurs actions dans le secteur artistique : le soutien pour les artistes qu’elles représentent, la diversité de l’offre proposée au public, ainsi que le caractère qualitatif dans le choix des œuvres présentées. Les galeristes ne sont pas de simples marchands et comptent bien se faire entendre sur ce point. Leur métier a évolué au cours des années, ce que l’auteur Julie Verlaine souligne d’ailleurs dans un récent ouvrage dédié à Daniel Templon. Les galeries disposent d’une ligne artistique leur étant propre et leur permettant d’appartenir à un secteur de ce marché fermé et concurrentiel sans pour autant y perdre leur singularité. Un « label » que l’on retrouve aisément dans l’exposition, chaque œuvre se faisant le reflet de l’identité de la galerie qui la présente.

Si les galeries d’art doivent leur survie à leur stabilité financière, leur réseau ainsi qu’à leur réputation, comment analyser dès lors ce regroupement que propose « Sessions » ? Un article des Échos relatait déjà, en ce début de mois, cette volonté pour de nombreux acteurs du marché français de « s’unir [afin de] valoriser le marché de l’art à Paris ». A l’heure où les foires, les maisons de ventes aux enchères et la dématérialisation des ventes d’œuvres d’art prennent de plus en plus d’ampleur, ces galeries répondent ainsi par une exposition atypique et novatrice, à l’image d’une foire d’un nouveau genre.

Alors qu’une dizaine de galeries parisiennes ont récemment annoncé leur fermeture, la question se pose d’un nouveau format à adopter. Un premier pas est fait à la galerie Backslash où ces dix huit galeries ont fait le choix de mettre en commun leurs compétences, tout en insufflant un renouveau dans la sphère artistique contemporaine.

Texte : Lisa Toubas

(1) Raymonde Moulin, L’artiste, l’institution et le marché, Flammarion, 2009

 

Pia Rondé & Fabien Saleil / Galerie Escougnou-Cetraro - Vue de l'exposition Session #1Instantanés - Backslash
Pia Rondé & Fabien Saleil / Galerie Escougnou-Cetraro – Vue de l’exposition Session #1 Instantanés – Backslash
Benjamin Sabatier / Galerie Bertrand Grimont - Vue de l'exposition Session #1Instantanés - Backslash
Benjamin Sabatier / Galerie Bertrand Grimont – Vue de l’exposition Session #1 Instantanés – Backslash
Vue de l'exposition Session #2 Volumes - Backslash
Vue de l’exposition Session #2 Volumes – Backslash
Vue de l'exposition Session #2 Volumes - Backslash
Cai Lei / Galerie Paris-Beijing et Florian Sumi / Galerie Escougnou-Cetraro Vue de l’exposition Session #2 Volumes – Backslash

 

Pour en savoir plus sur le lieu :
Galerie Backslash

 

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