[FOCUS] Micky Backham, Sans titre (Monstera Deliciosa)

[FOCUS] Micky Backham, Sans titre (Monstera Deliciosa)

Focus sur l’oeuvre Sans titre, (Monstera Deliciosa) de l’artiste plasticienne et photographe Micky Backham.

Oeuvre : Sans titre, 2015, Monstera Deliciosa, marbre et bois présentée lors de l’exposition Need, les 17 et 18 juillet 2015 à Paris 10ème regroupant les œuvres des artistes Arno Laurens, Emmanuel Van Der Auwera, Micky Backham, Yann Lacroix.

Artiste : Micky Backham, vit et travaille à Paris. Diplômée de l’ESBA de Montpellier (2008)

Propos recueillis le 10 août 2015 :

« L’assemblage du marbre et de la plante est un écho aux halls d’immeubles des années 70.
L’étrangeté de ces lieux réside dans la reconstitution d’espace naturel dans un espace clos.
Ces compositions tantôt très soignées semblent être la recherche d’un milieu sauvage voire exotique, rappelant aussi les salons ou vérandas durant le Second Empire colonial français où réside l’idée d’un jardin paradisiaque, d’un Éden fantasmé(1).

L’utilisation symbolique du marbre évoque d’une part un vestige noble, signe de longévité. Quant à la plante, elle a un aspect sauvage et romantique, reprenant le dessus telle une ruine.

Je m’interroge sur l’introduction d’éléments naturels et de végétaux dans nos intérieurs et autres espaces de vie.

Nous réintégrons de manière artificielle ce que nous avons en quelque sorte perdu ou bien encore détruit.
Ces espaces peuvent devenir très inquiétants, mêlant parfois le vrai et le faux. Peut-être aussi un type de no man’s land.
Lors d’une précédente exposition avec l’artiste Marion Jaulin à Arles, j’ai présenté deux installations végétales. Des sortes de chimères qui émanaient de souvenirs croisés. Le lieu d’exposition étant un cabinet de psychothérapie, ainsi la théâtralité du décor existant, révélait discrètement l’absurdité de ces compositions ainsi que leur présence ambigüe. » Micky Backham

(1) Thème développé dans l’exposition Need / Eden qui est une réflexion sur Le Paradis Perdu de John Milton : « Satan poursuit sa route en approche de la limite d’Éden. Le délicieux Paradis, maintenant plus près, couronne de son vert enclos, comme d’un boulevard champêtre, le sommet aplati d’une solitude escarpée ; les flancs hirsutes de ce désert, hérissées d’un buisson épais, capricieux et sauvage, défendent tout d’abord. » Le Paradis perdu (Paradise Lost, 1667), Extrait du communiqué de presse de l’exposition Need.

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